Soutenir un jeune sportif qui a un vrai projet et des valeurs que nous partageons, voilà ce qui a motivé Atrihom à sponsoriser Baptiste Felgerolles. En piste avec un pilote malouin d’avenir et un « p’tit gars qui en veut » !

Baptiste Felgerolles, pilote moto sponsorisé par AtrihomBaptiste, d’où vous vient cette passion pour la moto et à quand remonte-t-elle ?

C’est mon père qui m’a transmis le virus. A 3 ans, il m’emmenait à l’école sur le réservoir de sa moto avec un casque de vélo. A 7 ans, j’ai eu une petite moto. A 14 ans, je bricolais de vieux cyclomoteurs que je testais le dimanche sur les parkings vides des supermarchés.

J’ai passé un Bac pro en mécanique moto que j’ai eu avec mention. J’ai remporté les concours du Meilleur apprenti des Côtes d’Armor et du Meilleur apprenti de Bretagne.

Très tôt, j’ai voulu faire de la compétition mais, dans ma famille, nous n’avions pas trop d’argent. Le chemin a donc été plus long que prévu. A 17 ans, j’ai acheté une moto de compétition. Je me suis entraîné pendant un an sur les circuits et j’ai mis autant de temps à réunir le budget. J’ai commencé la compétition à 19 ans. J’en ai maintenant 24. Comme vous le voyez, on est bien loin du parcours classique d’un pilote professionnel.

En tant que pilote semi-professionnel, vous devez concilier un travail et la pratique d’un sport de haut niveau. Qu’est-ce que cela implique ?

C’est très compliqué en termes de temps et d’investissement. Je suis serveur dans la restauration ce qui me permet d’aménager mon temps de travail. Je n’ai jamais exercé dans mon métier si ce n’est bénévolement dans un team pour continuer à avoir les mains dans la mécanique et acquérir plus d’expérience dans ce sport. Mon patron est aussi un de mes sponsors. Les semaines de compétition, je ne travaille pas. En-dehors de la compétition, je travaille de 17 h à 2 h du matin. Le reste du temps, je prépare les machines, je travaille la souplesse dans des catégories annexes : le tout-terrain, le karting… Et je fais 3 h d’entraînement physique par jour. Tout cela pour devenir meilleur de jour en jour.

Je crois savoir que vous avez travaillé un temps en intérim. Qu’est-ce que l’intérim vous a apporté ?

Oui, j’ai travaillé plusieurs années en intérim sur Saint-Malo, dans la mécanique, la menuiserie, en usine… Je suis un peu touche-à-tout. L’intérim a plein d’avantages : on ne fait jamais la même chose, on apprend toujours. J’appréciais beaucoup.

Portrait de Baptiste Felgerolles, pilote moto sponsorisé par AtrihomVous courez depuis l’an dernier dans la catégorie 600cc. Quelles sont les caractéristiques de cette catégorie et comment se déroule le championnat de France Promosport ?

La catégorie 600cc se situe juste en-dessous de la catégorie reine, la 1 000cc. Une 600cc, c’est 135 chevaux ce qui permet des pointes jusqu’à 270 km/h.

Le championnat de France Promosport réunit 350 pilotes, toutes catégories confondues. Dans ma catégorie, nous sommes 35 à 40 au départ à chaque fois. Le Championnat se déroule en 8 étapes sur les plus grands circuits de France. Chaque course dure 30 mn – une course, c’est 25 tours – et il y en a deux, une le samedi et une autre le dimanche.

Vous avez l’ambition de courir les 24 h du Mans moto en 2020 et vous visez le Championnat du monde. Comment vous préparez-vous pour atteindre ces objectifs ?  

J’essaie de mettre toutes les chances de mon côté. En sport de haut niveau, il ne faut rien négliger. L’alimentation, la préparation physique et mentale, tout est important. Alors, je m’entoure.

J’ai un préparateur sportif qui m’entraîne au quotidien à performer. En course, tous les groupes musculaires sont sollicités, nous ne sommes jamais assis sur la moto. Nous travaillons notamment beaucoup le gainage pour améliorer la puissance.

J’ai un coach aussi qui m’aide à construire le mental. Depuis tout petit, je vis pour la moto, je mange moto, je dors moto. Je mets tellement d’énergie et d’envie dans ce sport qu’il faut gérer les hauts mais aussi les bas, une chute ou des résultats moins satisfaisants. La méditation m’aide également en cela et je vais bientôt essayer la sophrologie.

Enfin, quand j’en ai les moyens, je me fais accompagner par des pilotes confirmés, comme Grégory Leblanc, vainqueur des 24 h du Mans. Il est important d’avoir un avis extérieur sur son pilotage. J’aime travailler avec des gars comme ça, c’est plus intense.  Ils sont passés par là où je passe. Ils ont toujours de bons conseils sur la stratégie de course à adopter.

Quelles qualités faut-il avoir pour réussir dans votre discipline ?

Quand on n’a pas d’argent : de la persévérance. Dans ma discipline, on dit « qu’il vaut mieux avoir de l’argent que du talent ». Il faut donc être fortuné ou avoir énormément de partenaires. Mais le talent, il en faut aussi bien sûr. Je suis motivé, toujours confiant et positif. A mes débuts dans la compétition, je faisais tout, tout seul. Mon patron me prêtait un Espace Renault, je roulais parfois 10 h pour me rendre sur le circuit, j’enchaînais sur la semaine de compétition et le dimanche soir je revenais au boulot. S’il faut que je travaille nuit et jour, je le ferai.

En piste avec Baptiste Felgerolles, pilote semi-professionnel de motoLe championnat démarre les 23 et 24 mars prochains à Nogaro, dans le Gers. En décembre dernier, vous avez chuté en Espagne lors d’un entraînement et avez dû être opéré. Vous êtes rétabli maintenant. Comment abordez-vous cette première course ?

Oui, sous la pluie, la moto a décroché et est tombé sur ma jambe. Tout a cassé à l’intérieur. Aujourd’hui, j’ai une plaque et 7 vis en plus dans la jambe gauche. J’avais déjà des vis dans le bras droit, ça équilibre. On va bientôt m’appeler « Iron Man ». Ce n’est pas dramatique et cela n’a pas de conséquences sur la compétition.

La première course n’est jamais évidente. On a envie d’y aller à fond et de tout déchirer. Je suis souvent un peu trop « survitaminé ». Mais, il ne faut pas s’emballer et brûler les étapes. Même si je vise toujours la première place, j’apprends à prendre du recul et à poser le mental pour gagner en sérénité.

Baptiste, merci de nous avoir consacré un peu de votre emploi du temps bien chargé😀 ! Bonne chance pour votre début de saison et RdV le 24 mars pour les premiers résultats !

 

 


Un pilote d’avenir

En 2017, Baptiste Felgerolles termine à la 6e place du championnat en 500cc. En 2018, il continue à exprimer son talent sur les circuits en découvrant la catégorie 600cc. Yamaha France l’a d’ailleurs repéré et lui offre cette année un budget pour les pièces de sa moto.


Et si vous deveniez, vous aussi, sponsor de Baptiste Felgerolles ?

« Chez Atrihom, nous souhaitons soutenir de jeunes sportifs qui ont un vrai projet et de belles valeurs. Baptiste incarne des valeurs que nous partageons. Travailleur et perfectionniste, il est aussi obstiné, passionné et investi. Il se fixe des objectifs et se donne les moyens de les atteindre. Il croit en son rêve et on ne peut avoir qu’envie de l’aider à le réaliser », explique Jean-Claude Vaillant, dirigeant d’Atrihom.

Atteindre son rêve a souvent un coût et Baptiste n’a pas encore bouclé son budget pour la saison 2019. Il est toujours à la recherche de partenaires. Vous êtes, comme nous, touché par son authenticité, la détermination et le feu sacré qui l’animent ? Contactez-le pour étudier ensemble les modalités de votre partenariat : baptiste.felgerolles@orange.fr

En soutenant Baptiste, vous contribuerez également à aider la Recherche puisque Baptiste court pour la Fondation ARSEP qui lutte contre la sclérose en plaques, une cause qui lui tient particulièrement à cœur.